Extradition des civils Lao-Hmongs de Thailande!!
16.12.2006 - 00:08:44

En français et en anglais
In French and in English

Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH)
Lao Movement for Human Rights (LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
e-mail : mldh@mldh-lao.org
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Communiqué de presse Paris, 11 Décembre 2006



Extradition des civils Lao-Hmongs de Thailande:En français et en anglais
In French and in English

Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH)
Lao Movement for Human Rights (LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
e-mail : mldh@mldh-lao.org
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Communiqué de presse Paris, 11 Décembre 2006



Extradition des civils Lao-Hmongs de Thailande:

L’ONU doit intervenir d’urgence



Depuis plusieurs semaines, les médias et les organisations de défense des Droits de l’Homme, notamment Amnesty International, ont alerté la communauté internationale sur un programme d’extradition massive de civils Lao-Hmongs réfugiés en Thailande, vers la République Démocratique Populaire Lao (RDPL), alors que ces personnes ont choisi de fuir la dictature laotienne, comme l’avaient fait près de 600.000 de leurs compatriotes depuis 1975.

Le Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme (MLDH) exprime sa très vive préoccupation devant cette décision des autorités thaïlandaises et demande l’arrêt immédiat des extraditions, tant que les dossiers de ces femmes, hommes et enfants ne seront pas examinés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Depuis 1975, les déclarations, promesses et engagements en matière de liberté et des Droits de l’Homme des dirigeants de la RDPL n’ont jamais été tenus. Ainsi, les hiérarques du régime de Parti Unique ont nié pendant des années l’existence des « goulags », où des milliers de Laotiens ont perdu la vie dans des conditions inhumaines. Ils démentent toutes violations des droits du peuple laotien, mais poursuivent leur campagne de répression contre les minorités ethniques et religieuses. Ils refusent de reconnaître le combat pacifique des démocrates laotiens allant jusqu’à nié l’existence du « Mouvement du 26 octobre 1999 », cette tentative de marche pacifique d’étudiants, d’enseignants et de citoyens à Vientiane pour dénoncer les dérives du régime, et pour réclamer des réformes démocratiques, la justice sociale, la lutte contre la corruption, et des élections libres.

Le MLDH rappelle que des extraditions de civils Lao-Hmongs ont déjà eu lieu à plusieurs reprises depuis l’année dernière, et qu’on est toujours sans nouvelles du sort de 27 jeunes adolescents, renvoyés en catimini au Laos en décembre 2005. Il rappelle que les dirigeants du régime mènent depuis 1975 une véritable chasse à l’homme contre des milliers de Lao-Hmong qui tentent de survivre dans la jungle de Xaisomboune, de Bolikhamxai et de XiengKhouang. Le calvaire de ces femmes, hommes, enfants, sans défense, n’a été révélé au monde que grâce aux reportages de journalistes occidentaux parvenus clandestinement jusqu’à ces personnes.

Pour le MLDH, une extradition à la va-vite et sans le contrôle de l’ONU risque de livrer ces milliers de civils à une dictature violente et liberticide. Après avoir mené une campagne de répression sanglante contre les populations Lao-Hmong dans la jungle, peut-on prendre au mot les promesses du régime que ces personnes seraient bien traitées ? Peut-on croire la thèse du régime qui affirme que le départ du Laos de ces personnes est seulement l’œuvre des réseaux de « trafic humain », alors que dans ce système policier rien ne peut se faire sans l’accord ou la complicité de l’omniprésent Parti-Etat ?

Devant ce drame humain, le Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme appelle les autorités thailandaises à suspendre immédiatement ce programme d’extradition, et lance un appel solennel au Secrétaire général de l’ONU et au Haut Commissaire pour le Réfugiés, en leur demandant d’intervenir d’urgence dans ce dossier et d’entreprendre toutes actions appropriées pour empêcher ces extraditions et s’enquérir du sort des personnes déjà renvoyées, contre leur gré, au Laos.



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Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH)
Lao Movement for Human Rights (LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
e-mail : mldh@mldh-lao.org

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Press release Paris, 11 December 2006



Extradition of civilan Lao-Hmongs from Thailand :

An immediate intervention from the UN is needed





For several weeks already, international media and Human Rights organizations, particularly Amnesty International, have alerted the international community on a massive extradition program of civilian Lao-Hmongs refugees in Thailand, back to the Lao People’s Democratic Republic (LPDR), whereas these people chose to flee the Lao dictatorship, like nearly 600.000 of their compatriots since 1975.



The Lao Movement for Human Rights (LMHR) expresses its extreme concern on this decision adopted by the Thai authorities and calls for the immediate halt of the extraditions, as long as these women, men and children cannot be investigated by the Office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).



Since 1975, declarations, promises and engagements given by the Lao PDR leaders regarding freedom and of human rights have never been respected. For so many years, the leaders of the one Party State have constantly denied the existence of "goulags", where thousands of Lao died under inhuman treatments. They reject all violations of the Lao people’s Human Rights, and continue their repression campaign against the ethnic and religious minorities. They refuse to recognize the peaceful desire of the Lao Democrats, and contest the even existence of the "Movement of October 26, 1999", this attempt for a peaceful March of students, teachers and citizens in Vientiane to denounce the abuses of the régime, and to claim democratic reforms, social justice, free and fair elections and the end of the corruption.



The LMHR recalls that extraditions of civilian Lao-Hmongs already took place on several time since last year, and that we are always without news of the fate of the 27 young teenagers, quietly expelled to Laos in December 2005. The LMHR recalls that, since 1975, the LPDR leaders are masters of a true man hunting campaign against thousands Lao-Hmong who try to survive in the jungles of Xaisomboune, Bolikhamxai and XiengKhouang. The plight of these women, men, children, without defense, was revealed to the world only thanks to the reports of clandestinely covered by Western journalists.



For the LMHR, a quickly expedited extradition, conducted without the control and approval of the UNHCR, is only a procedure to hand these thousands of civilians over to a violent and dictatorial régime. After having carried a campaign of bloody repression against the Lao-Hmong in the jungle, how can promises from the same leaders be trusted ? How can we be sure that these extradited persons will be well treated? How can one believe the affirmations of the Lao PDR leaders who claimed that they left Laos only because they were victims of ‘’human traffic’’, when it is well known that nothing can be done without the agreement or the complicity of the secret police, representant of the omnipresent Party-State?



Facing this human tragedy, the Lao Movement Humans Rights appeals the Thai authorities to immediately suspend this extradition program, and solemnly calls the UN General Secretary, the UN High Commissioner for Refugees, imploring them to intervene urgently on this matter, to undertake all appropriate actions to prevent these extraditions and to inquire about the fate of the people who were already sent back to Laos, against their will.


L’ONU doit intervenir d’urgence !!



Depuis plusieurs semaines, les médias et les organisations de défense des Droits de l’Homme, notamment Amnesty International, ont alerté la communauté internationale sur un programme d’extradition massive de civils Lao-Hmongs réfugiés en Thailande, vers la République Démocratique Populaire Lao (RDPL), alors que ces personnes ont choisi de fuir la dictature laotienne, comme l’avaient fait près de 600.000 de leurs compatriotes depuis 1975.

Le Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme (MLDH) exprime sa très vive préoccupation devant cette décision des autorités thaïlandaises et demande l’arrêt immédiat des extraditions, tant que les dossiers de ces femmes, hommes et enfants ne seront pas examinés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Depuis 1975, les déclarations, promesses et engagements en matière de liberté et des Droits de l’Homme des dirigeants de la RDPL n’ont jamais été tenus. Ainsi, les hiérarques du régime de Parti Unique ont nié pendant des années l’existence des « goulags », où des milliers de Laotiens ont perdu la vie dans des conditions inhumaines. Ils démentent toutes violations des droits du peuple laotien, mais poursuivent leur campagne de répression contre les minorités ethniques et religieuses. Ils refusent de reconnaître le combat pacifique des démocrates laotiens allant jusqu’à nié l’existence du « Mouvement du 26 octobre 1999 », cette tentative de marche pacifique d’étudiants, d’enseignants et de citoyens à Vientiane pour dénoncer les dérives du régime, et pour réclamer des réformes démocratiques, la justice sociale, la lutte contre la corruption, et des élections libres.

Le MLDH rappelle que des extraditions de civils Lao-Hmongs ont déjà eu lieu à plusieurs reprises depuis l’année dernière, et qu’on est toujours sans nouvelles du sort de 27 jeunes adolescents, renvoyés en catimini au Laos en décembre 2005. Il rappelle que les dirigeants du régime mènent depuis 1975 une véritable chasse à l’homme contre des milliers de Lao-Hmong qui tentent de survivre dans la jungle de Xaisomboune, de Bolikhamxai et de XiengKhouang. Le calvaire de ces femmes, hommes, enfants, sans défense, n’a été révélé au monde que grâce aux reportages de journalistes occidentaux parvenus clandestinement jusqu’à ces personnes.

Pour le MLDH, une extradition à la va-vite et sans le contrôle de l’ONU risque de livrer ces milliers de civils à une dictature violente et liberticide. Après avoir mené une campagne de répression sanglante contre les populations Lao-Hmong dans la jungle, peut-on prendre au mot les promesses du régime que ces personnes seraient bien traitées ? Peut-on croire la thèse du régime qui affirme que le départ du Laos de ces personnes est seulement l’œuvre des réseaux de « trafic humain », alors que dans ce système policier rien ne peut se faire sans l’accord ou la complicité de l’omniprésent Parti-Etat ?

Devant ce drame humain, le Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme appelle les autorités thailandaises à suspendre immédiatement ce programme d’extradition, et lance un appel solennel au Secrétaire général de l’ONU et au Haut Commissaire pour le Réfugiés, en leur demandant d’intervenir d’urgence dans ce dossier et d’entreprendre toutes actions appropriées pour empêcher ces extraditions et s’enquérir du sort des personnes déjà renvoyées, contre leur gré, au Laos.



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Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH)
Lao Movement for Human Rights (LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
e-mail : mldh@mldh-lao.org

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Press release Paris, 11 December 2006



Extradition of civilan Lao-Hmongs from Thailand :

An immediate intervention from the UN is needed





For several weeks already, international media and Human Rights organizations, particularly Amnesty International, have alerted the international community on a massive extradition program of civilian Lao-Hmongs refugees in Thailand, back to the Lao People’s Democratic Republic (LPDR), whereas these people chose to flee the Lao dictatorship, like nearly 600.000 of their compatriots since 1975.



The Lao Movement for Human Rights (LMHR) expresses its extreme concern on this decision adopted by the Thai authorities and calls for the immediate halt of the extraditions, as long as these women, men and children cannot be investigated by the Office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).



Since 1975, declarations, promises and engagements given by the Lao PDR leaders regarding freedom and of human rights have never been respected. For so many years, the leaders of the one Party State have constantly denied the existence of "goulags", where thousands of Lao died under inhuman treatments. They reject all violations of the Lao people’s Human Rights, and continue their repression campaign against the ethnic and religious minorities. They refuse to recognize the peaceful desire of the Lao Democrats, and contest the even existence of the "Movement of October 26, 1999", this attempt for a peaceful March of students, teachers and citizens in Vientiane to denounce the abuses of the régime, and to claim democratic reforms, social justice, free and fair elections and the end of the corruption.



The LMHR recalls that extraditions of civilian Lao-Hmongs already took place on several time since last year, and that we are always without news of the fate of the 27 young teenagers, quietly expelled to Laos in December 2005. The LMHR recalls that, since 1975, the LPDR leaders are masters of a true man hunting campaign against thousands Lao-Hmong who try to survive in the jungles of Xaisomboune, Bolikhamxai and XiengKhouang. The plight of these women, men, children, without defense, was revealed to the world only thanks to the reports of clandestinely covered by Western journalists.



For the LMHR, a quickly expedited extradition, conducted without the control and approval of the UNHCR, is only a procedure to hand these thousands of civilians over to a violent and dictatorial régime. After having carried a campaign of bloody repression against the Lao-Hmong in the jungle, how can promises from the same leaders be trusted ? How can we be sure that these extradited persons will be well treated? How can one believe the affirmations of the Lao PDR leaders who claimed that they left Laos only because they were victims of ‘’human traffic’’, when it is well known that nothing can be done without the agreement or the complicity of the secret police, representant of the omnipresent Party-State?



Facing this human tragedy, the Lao Movement Humans Rights appeals the Thai authorities to immediately suspend this extradition program, and solemnly calls the UN General Secretary, the UN High Commissioner for Refugees, imploring them to intervene urgently on this matter, to undertake all appropriate actions to prevent these extraditions and to inquire about the fate of the people who were already sent back to Laos, against their will.