Laos - Deux eurodéputés demandent à la Commission Eudopéenne d'agir d'urgence - Laos : Two members of the European Parliament call for an urgent action from the European Union!!
14.06.2007 - 13:50:04

Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme ( MLDH)
Lao Movement for Human Rights ( LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
mldh@mldh-lao.org - http://www.mldh-lao.org/

En français et en anglais

In French and in English

Communiqué de Presse 14 juin 2007

Renvoi forcé de réfugiés Lao-Hmongs:

Deux Eurodéputés demandent à la Commission Européenne d'agir d'urgence!!!

Deux députés européens -- Marco PANNELLA et Marco CAPPATO, membres du Parti Radical Transnational -- ont interpellé la Commission de Bruxelles pour attirer l'attention de l'Instance exécutive de l'Union Européenne sur "le renvoi de force vers le Laos de civils Lao-Hmongs, alors qu'ils avaient fui le régime dictatorial de la République démocratique Lao (RDPL)".
Dans leur question écrite, transmise au Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH) mercredi 13 juin 2007, les deux députés demandent si la Commission "ne voit pas dans la déportation organisée par les autorités thaïlandaises une violation inacceptable des libertés personnelles et de l'État de droit (...) dans le cadre des rapports bilatéraux et multilatéraux entre l'UE et la Thaïlande" et si elle n'entend pas "demander d'urgence aux autorités laotiennes de faire la lumière sur le sort réservé" à ces civils Lao-Hmongs, "afin que les organisations humanitaires compétentes, y compris les ONG indépendantes, puissent vérifier leur état de santé et leur garantir le respect des droits fondamentaux".
MM. PANNELLA et CAPPATO demandent aussi à la Commission "si elle ne considère pas que les violations des droits de l'Homme commises par les autorités laotiennes à l'encontre de l'ethnie hmong constituent une violation évidente des droits fondamentaux exigeant l'ouverture des procédures de suspension de tout accord de coopération avec le gouvernement de la RDPL".
Le Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme salue l'initiative des deux députés et apporte son plein soutien à cette démarche pour que le sort des centaines de civils déjà rapatriés de force et celui des 8.000 réfugiés Lao-Hmongs encore en Thailande soient portés d'urgence devant l'Union Européenne et devant le Parlement Européen. Il remercie les élus du PRT pour leur soutien constant au combat pacifique pour la liberté et la démocratie au Laos.
Le MLDH condamne avec force des renvois forcés et demande l'arrêt immédiat de ces extraditions. Il appelle les gouvernements thaïlandais et laotiens à respecter les textes internationaux et à permettre aux représentants des Nations Unies à rencontrer et à interviewer sans délai les 8.000 Lao-Hmongs hébergés dans des camps de la région de Huay Nam Khao, en Thailande (Nord-Est).
Il appelle l'ensemble des donateurs --en particulier l'Union Européenne et ses Etats membres, les Nations Unies, les Etats-Unis, le Japon, l'Australie, l'ASEAN et les Institutions financières internationales-- à agir auprès du gouvernement thaïlandais et auprès des dirigeants du régime laotien afin que cessent immédiatement ces extraditions forcées, et que des réformes en profondeur soient entreprises en vue de restaurer la liberté, la démocratie et la réconciliation nationale au Laos.




Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme ( MLDH)
Lao Movement for Human Rights ( LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
mldh@mldh-lao.org - http://www.mldh-lao.org/

Press release 14 June 2007

Forced deportation of Lao-Hmong refugees:

Two members of the European Parliament call for an urgent action from the European Union !!

Two members of the European Parliament – Marco PANNELLA and Marco CAPPATO , members of the Transnational Radical Party (TRP) – drew the attention of the European Commission, the executive instance of the European Union, on the ‘’ forced deportation of civilian Lao-Hmongs back to Laos, whereas they had fled the dictatorial régime of the Lao People Democratic Republic (Lao PDR)’’.
In their written question, sent to the Lao Movement for Human Rights (LMHR) Wednesday 13 June 2007, two members of the European Parliament asked if the European Commission ‘’does not see in the deportation organized by the Thaï authorities as an unacceptable violation of individual freedom and Rules of Law ( ..) in the frame of the bilateral and multilateral relations between the EU and Thailand’’ and if the Commission does not want to ‘’ ask urgently the Lao authorities to shed lights on the plight reserved ‘’ to these civilian Lao-Hmongs, ‘’ so that competent humanitarian organizations, including independent NGOs, could check their health and guaranty their basic rights’’.
MM. PANNELLA and CAPPATO also questioned the European Commission if ‘’ it does not consider that human rights violations committed by the Lao authorities against the Hmong minority constitutes an obvious violation of fundamental rights which must lead to open a process of suspension of any co-operation agreement with the Lao PDR government’’.
The Lao Movement for Human Rights greets the initiative of the two members of the European Parliament and fully support this action so that the fate of several hundred civilians already deported by force, as well as that of those 8000 Lao-Hmong refugees still in Thailand could urgently be brought before the European Union and the European Parliament.
The Lao Movement for Human Rights thanks the TRP members of the European Parliament for their constant support to the pacific struggle for freedom and democracy in Laos.
The LMHR strongly condemns forced deportations and asks for an immediate end of these repatriation. It urges the governments of Thailand and Laos to respect international treaties and to allow the United Nations representatives to meet and interview, without delay, the 8,000 Lao-Hmongs actually in the camps of Houay Nam Khao, in Thailand (North East).
The Lao Movement for Human Rights appeals to all the donors – especially the European Union and its member States, the United Nations, the United States, Japan, Australia, ASEAN and the International financial institutions – to act upon the Thai government and the Lao leaders so that forced deportations are immediately ended and deep reforms truly engaged to bring freedom, democracy and national reconciliation in Laos.