Laos - 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme-60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights!!
10.12.2008 - 12:51:13

Subject: Laos - 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme!!

Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH)
Lao Movement for Human Rights (LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
e-mail : mldh@mldh-lao.org

En français et en anglais
In French and in English

Communiqué de presse Paris, le 10 Décembre 2008


60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : Le peuple laotien toujours « sans droits et sans voix »

Ce 10 décembre marque le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, un document le plus fondamental qui soit dans le domaine des droits humains, tout comme la Déclaration des Nations Unies sur les Défenseurs des Droits de l'Homme, dont c’était le 9 décembre le 10ème anniversaire.

C’est à nouveau un bien triste anniversaire en République Démocratique Populaire Lao (RDPL). Car dans ce pays, la population n'a toujours pas le droit de s'exprimer, le droit de réagir contre l'injustice, le droit de protester pacifiquement contre l'oppression et contre l'impunité des dirigeants du régime, le droit d’œuvrer pour l'avenir du pays selon ses aspirations et ses besoins.

Le Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH) saisit cette occasion pour sonner l'alarme sur le sort des défenseurs de liberté, comme MM. Thongpaseuth KEUAKOUN, Seng-Aloun PHENGPHANH, Bouavanh CHANMANIVONG et KEOCHAY - les leaders d'une marche pacifique d'étudiants, enseignants et de citoyens le 26 octobre 1999 - emprisonnés depuis plus de 9 ans, sans que personne ne sache où ils se trouvent, ni s'ils sont encore en vie. Le MLDH appelle les pays donateurs, ceux qui se disent promoteurs des droits de l'Homme, à mettre fin à la politique de complaisance envers le régime, et à exiger, avec la plus grande fermeté, la libération de tous les prisonniers politiques et de conscience.

Le MLDH reste profondément préoccupé sur le devenir de ces milliers de civils Lao-Hmongs, cachés dans la jungle laotienne depuis 1975, en majorité des femmes, enfants et vieillards, pourchassés, réprimés et éliminés petit à petit depuis 33 ans par les troupes gouvernementales. Il reste aussi profondément préoccupé par des campagnes de répression contre les minorités religieuses et ethniques qui n’ont pas cessé, en dépit des démentis des dirigeants de la RDPL.

La liberté d’expression est refusée au peuple. L’ensemble des médias, écrits, audiovisuels, internet sont sous le strict contrôle du Parti-Etat et doivent relayer les directives du Parti auprès de la population. La liberté politique n’existe pas, puisque la Constitution de la RDPL stipule noir sur blanc que le Parti Populaire Révolutionnaire Lao (PPRL) est la seule organisation politique légale du pays et constitue « le noyau central » du système.

Alors, que reste-t-il aux Laotiens de toutes ethnies en tant que droit du peuple, droit de la personne humaine, face à une surveillance étatique généralisée et une justice aux ordres du Parti-Etat ?

Devant un régime de Parti unique qui tourne le dos aux droits de l'homme, le peuple lao est contraint de se tourner vers la communauté internationale pour essayer de faire entendre sa voix et demander que la RDPL respecte et applique ses engagements internationaux, notamment dans la compréhension des valeurs universelles des droits humains, du renforcement des lois pour les appliquer en profondeur.

Le MLDH demande instamment à l'ASEAN d'adopter une approche transparente et participative dans le cadre de la mise en place de sa « Commission pour les Droits de l'Homme », en se fondant sur la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Le MLDH est par ailleurs préoccupé par le principe de non-ingérence qui reste le principe fondamental de l'ASEAN. Au nom de ce principe, l'ASEAN ne peut pas intervenir sur la violation des droits de l'Homme dans ses Etats membres et n'a donc aucune compétence concrète, viable et effective en cas d'abus des droits humain dans un pays de l'ASEAN.

En cette Journée mondiale des Droits de l'Homme, le MLDH renouvelle son appel pressant à la communauté internationale – notamment l'Union Européenne et ses Etats membres, les Nations Unies, les Etats-Unis, l'ASEAN, les pays du G8 -- pour que des actions urgentes et concertées soient prises, en vue de parvenir à de vraies réformes démocratiques au Laos, et à l'instauration de la Liberté, la Démocratie, l'Etat de droit, et la Concorde nationale dans ce pays.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


Mouvement Lao pour les Droits de l'Homme (MLDH)
Lao Movement for Human Rights (LMHR)
BP 123 - 77206 Torcy Cedex, France - Téléphone/Fax : 33 (0) 1 60 06 57 06
e-mail : mldh@mldh-lao.org


Press release Paris, 10 December 2008

60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights :
The Lao people always ''without rights and without voice''

This December 10th, 2008, 2008, is the 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights, a most important document that ever exists in the field of human rights, just as December 9th, 2008, is the 10th anniversary of the United Nations Human Rights Defenders Declaration.

It is, once more, a sad anniversary indeed in the Lao People's Democratic Republic (LPDR). In this country, people still does not have the rights to express their opinion, the rights to react against injustice, the rights to protest peacefully against oppression and against impunity, the rights to contribute to the future of their country according to their aspirations and needs.

The Lao Movement for Human Rights ( LMHR) takes this occasion to ring the alarm on the plight of human rights defenders like Thongpaseuth KEUAKOUN, Sengaloun PHENHPHANH, Bouavanh CHANMANIVONG and KEOCHAY – leaders of a peaceful march of students, teachers and citizens on October 26th, 1999 – imprisoned for more than 9 years now, without anyone knowing where they really are and if they are still alive. The LMHR calls on the donator countries, the ones claiming to promote human rights, to put an end to this complaisant policy towards the Lao regime and to firmly demand the liberation of all political prisoners and prisoners of conscience.

The LMHR remains deeply concerned on the becoming of those thousands of Lao-Hmongs, hidden in the Lao jungle since 1975, mainly women, children and elderly civilians, hunted, repressed and gradually eliminated for the last 33 years by government troops.

The LMHR also remains very worried by campaigns of repression against the religious minorities as well as against ethnic minorities, in spite of denials from the LPDR leaders.

Freedom of expression is refused to the people. Newspapers, radios, television, internet are under the strict control of the Party-State and must relay the directives of the Party to the population.

Political freedom does not exist. The Constitution of the RDPL clearly stipulates that the Lao People Revolutionary Party (LPRP) is the only legal political organisation of the country and constitutes "the nucleus" of the system.

Thus, to the population of Laos, of all ethnic origins, what is left for them as rights of the people, rights of the human being, when face to a generalised State surveillance and a justice mastered by the one Party State?

With a unique Party régime which turns its back on human rights, the Lao people is obliged to turn to the international community, trying to make their voice heard and request that the LPDR respects and applies its international engagements mainly the comprehension of the human rights universal values, the reinforcement of laws in order to put them into concrete practice.

The LMHR urges the ASEAN to adopt a transparent and participative approach in its ''Human Rights Commission '' by complying on the Universal Declaration of Human Rights. The LMHR is, moreover, concerned about the principle of non-interference which remains the basic principle of the ASEAN. Based on this principle, the ASEAN cannot intervene on human rights violations in its members States, and hence, does not have a concrete, sustainable and effective competence in case of human rights abuses un a country within the ASEAN.

On this International Human Rights Day, the Lao Movement for Human Rights, once again, strongly reiterates its appeal to the international community - in particular the European Union and its Member States, the United Nations, the United States, ASEAN, the G8 countries -- so that concrete and concerted actions are taken, in order to reach true democratic reforms in Laos, and to bring Freedom, Democracy, State of right, and national Reconciliation in this country.